# Rentrée (collège) ! : “Le Cid”, il fallait oser… ils l’ont fait !

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Chapeau

Le Cid dans une version pas si classique qu’il n’y paraît ! Le grenier de Babouchka livre une représentation vive et avec des alexandrins qui percutent et emportent : rendez-vous au cœur des passions cornéliennes…C’est au théâtre du Roi René à 15H10 en Avignon.

 

Si c’était un film?

Much Ado About Nothing (Beaucoup de bruit pour rien), version par Kenneth Branagh de la pièce de Shakespeare.

Si c’était un son ?

Le silence en fin de vers, qui permet l’action !

Si c’était un plat cuisiné ?

Une paëlla réussie!

 

L’oeil 

Oser Le Cid sur les terres de Gérard Philipe et Marias Casarès…. Oser Le Cid en cette année Africaine en Avignon… la compagnie le Grenier de Babouchka l’a fait !

La facture est classique : costumes d’époque de lin blanc, de cuir rouge et beau tombé de robes, mais la mise en scène, ou plutôt la mise en jeu de Jean-Philippe Daguerre est moderne et vive.                                                                       En choisissant de ne pas tenir compte de toutes les règles du théâtre classique (les combats d’épées sont sur scène, certains passages sont dits en chœur ou chantés), mais en respectant subtilement le texte, en profitant à plein des espaces de jeu que permet la versification, la compagnie du Grenier de Babouchka offre au public un Cid de belle tenue. Rien de plus vivant, de plus “é-mouvant” et concret, qu’un texte en vers bien servi… et rien que pour cela, merci !

En montant la première version du texte de Pierre Corneille (1636), cette énergique compagnie nous donne à voir plutôt les amours et emportements des personnages, telle une série d’aujourd’hui, et ça fait mouche. Notamment grâce à une belle distribution : une Elvire exceptionnelle qui profite de chaque vers et nous fait vibrer entre raisons et sentiments avec elle ; des pères redoutablement présents ; une Infante dont l’émotivité et l’humour donnent un autre regard sur Chimène et un Roi au zozotement drôlement décadent ! Et enfin, les amants terribles Chimène et Rodrigue sont tels jeunes premiers(ères) de Molière aux sentiments débordants !

On rêve à voir ce Cid en plein air, un soir d’été…

 

Pistes pédagogiques de la rédaction

Même si ce spectacle ne porte pas d’interdisciplinarité (quoique entre les références historiques et l’espagnol, n’y aurait-il pas là quelque chose à monter ?), il donnera une entrée vers le programme du cycle 4 en français pour l’étude de la versification et une approche possible des règles du théâtre classique, l’étude de la manière dont on peut en jouer aujourd’hui ; par exemple dans le cadre d’un parcours avec plusieurs pièces de Corneille montées différemment.

_____________________________________________________________________________________________________Yaël Tama

 

 

 

“Le Cid”

Du 18 novembre au 19 mai au Théâtre du Ranelagh (Paris).

De nombreuses dates de tournée en région parisienne et dans toute la France à consulter ici !

 

(Joué du 7 au 30 juillet – Théâtre du Roi René, Avignon.)

Auteur : Pierre Corneille.

Par la COMPAGNIE GRENIER DE BABOUCHKA

Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.

Avec : Alex Bonstein, Stéphane Dauch, Johann Dionnet, Manon Gilbert, Kamel Isker, Didier Lafaye, Tonio Matias, Charlotte Matzneff, Christophe Mie, Aramis Monroy, Thibault Pinson, Sophie Raynaud, Edouard Rouland, Yves Roux, Petr Ruzicka, Mona Thanaël, Flore Vannier-Moreau.

Combats : Christophe Mie.

Musique : Petr Ruzicka.

Costumes : Virginie Houdinière.

Photos : Grégoire Matznef

Coproduction : Théâtre Actuel.
Soutiens : Ville de Carqueiranne.

 

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